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8、Partie VIII Parti ...

  •   Nous nous séparions dès que nous quittions le sud. Je restais à la maison avec ma famille. La dizaine de jours précédents devenait obscure, comme si c’était un rêve.

      Avant de repartir pour Paris, je passais quelques jours à Pékin et je rencontrais Stéphane dans un bar. Il me regardait fixement, et il faisait semblant être désolé de me dire :

      - Bébé cinq, tu n’es plus jeune !

      En le regardant, je ne pouvais pas nier qu’il restait comme celui que j’avais connu il y a six ans. Le temps n’avait aucun effet sur lui. Le visage beau, le sourire éclatant, et des filles autour.

      En partant Stéphane m’arrêtait, il hésitait : "Tu sais, Eric…" Il cherchait le mot, ses doigts tapant la table du bar avec un rythme perplexe. Je me moquais de lui :

      - Tu as toujours l’air d’être un dandy, comme il est rare que tu as quelqu’un dans ton cœur !

      Il montrait un sourire indistinct. J’avais le regret d’avoir parlé avant de réfléchir, mais il n’en tenait pas compte. Par contre, il me disait :

      - Tu es un peu difficile. Je pense qu’il n’y a que Xavier qui puisse te supporter. Si tu le rates, tu vas regretter. Vas-y lui dire oui.

      Surpris, je lui réfutais :

      - A quoi penses-tu ? Cela fait deux ans que je n’ai pas de ses nouvelles.

      En levant ses sourcils, Stéphane voulait me dire quelque chose mais finissait par prendre un verre sans rien dire.

      Au dernier moment je recevais l’appel d’Eric. Il m’invitait à manger.

      - Tu pars quand ?

      - Après demain.

      ……(silence)

      - Cinquième bébé, ne pars plus, d’accord ? Tu ne veux pas rester avec moi ? Il tenait mes main dans les siennes.

      Je retirais mes mains comme si un diable allait les mordre. Mon cœur battait violemment. Avant de pouvoir le lui reprocher, les larmes coulaient de mes yeux. Je baissais la tête contre le bord de la table, essuyais mes joues du dessus de la main. Eric continuait :

      - Tu me connais bien… Mais je te demande de rester avec moi sincèrement… Au village "Haba", j’y ai déjà pensé… Je n’ai pas des sentiments que tu espères envers toi... mais je sera de tout cœur… J’espère que tu le comprends… Si tu m’acceptes… Il parlait très lentement. Une phrase après une phrase. Il cherchait le mot correct.

      Je voulais savoir ce qui s’était passé entre lui et Stéphane et s’ils s’étaient complètement séparés. Je voulais aussi le gronder parce qu’il ne penserait à moi que quand il était blessé et qu’il me poussait à une situation tellement difficile. Pourtant, lors de la rencontre de ses yeux, je n’arrivais pas à sortir un seul mot.

      Un assez long moment après, je respirais profondément. Je savais que c'était ma seule chance d'avoir Eric et je n'en aurais pas d’autre. Quand un jour je regretterais et je me retournerais, il serait peut-être là, mais ce ne serait pas le bon moment comme ce jour-là.

      Quel sentiment fort j'avais eu pour lui ! Je l'avais abordé sous des prétextes variés, je m'étais présentée à l'occasion où il était, je l'avait regardé fixement, j'avais attendu un sourire, une salutation, un signe de tête. Tous mes efforts et insistance avaient pour but de pouvoir le regarder une fois de plus, bien que je savais qu'il n'aimait qu'un homme.
      "Eric, je...", j'essayais de m'exprimer sans y arriver. Je m'obligeais à montrer un sourire avant de recommencer : "Je dois rentrer à Paris."

      " Cinquième bébé, tu y es heureuse?"

      Je ne pensais pas. Je ne me jamais habituais à vivre seule et je désirais toujours être accompagnée. Quand j'avais décidé de m'exiler dans un territoire étranger, personne n'avait pu imaginer que cela était dur pour moi. Heureusement, je réussissais à trouver ce qui me plaisait deux ans après. Dans ce cas, je ne voulais pas changer d’orientation, même si sur ce chemin il n'y aurait que moi. Peut-être plus tard je le pourrais, mais Eric ne serait pas là.

      "Cinquième bébé..." Eric m'appelait. Je n’arrivais toujours pas à sortir un mot. Eric était le jeune beau homme que j'avais connu, calme, doux, des yeux brillants qui pénétraient tout, mais silencieux. La première fois quand je l'avais rencontré, son image avait été gravé dans mon cœur. Je ne savais pas où se trouvait le problème, pourquoi nous ne pouvions pas nous rencontrer au bon moment. Mais le temps passait, nous ne pouvions pas recommencer.

      - Je ne reviendrai plus. Je lui disais avec une voix très baisse.

      ......

      - Hein. Prends soin de toi.

      - Toi aussi.

      Ainsi s’achevait notre histoire. Il n'attendrait pas que je reviendrais, et moi, je ne le laisserais pas non plus m'attendre. Le sentiment entre Eric et moi devrait s'arrêter là. Sinon, ce serait comme si l’on tirait un fil d'un tissu, la trace serait à couper le souffle. Même si l’on broderait un dessin d'amour, ce ne serait plus le même tissu. Nous ne pouvions pas revenir en arrière. Je ne retournerais donc jamais. Nous ne nous rencontrerions plus.

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